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Accord emploi: "il manque deux choses pour que cela marche bien" (Borloo)


Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a estimé mardi qu'il manquait "deux choses" dans l'accord sur l'emploi "pour que cela marche bien": "un vrai financement du chômage partiel" et "un grand ménage dans la formation professionnelle".

"Comme tout accord, il y a des points positifs et des points discutables", a expliqué sur RTL l'ancien ministre de lÉcologie à propos de l'accord sur l'emploi du 11 janvier dont la transcription en projet de loi doit être présentée mercredi au Conseil des ministres.

"Les points positifs, c'est la complémentaire santé pour tous, la présence de représentants du personnel dans les conseils d'administration, les droits rechargeables de chômage", a-t-il énuméré.

"Ensuite, vous avez les accords compétitivité-emploi, c'est-à-dire un maintien de l'activité s'il y a une difficulté conjoncturelle dans l'entreprise. S'il y a un accord majoritaire avec les partenaires sociaux, il peut y avoir un assouplissement sur le temps de travail et sur la rémunération, c'est ce qu'ont fait les Allemands à l'époque", a ajouté le député du Nord en affirmant comprendre aujourd'hui "ceux qui sont inquiets".

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté en France mardi contre cet accord à l'appel de la CGT et de FO.

"J'ai une usine Sevelnord à Valenciennes avec 2.300 personnes. Au mois de juin, Fiat décide de partir et Peugeot décide de fermer. Avec les partenaires sociaux, on a signé un accord de cette nature qui a sauvé les 2.300 emplois", a rapporté l'ancien ministre.

"C'est une grande différence philosophique. En gros, cela veut dire que le débat aura lieu dans l'entreprise plutôt que dans la branche d'activité (...) je pense que c'est raisonnable de faire confiance aux partenaires sociaux de l'entreprise", a-t-il plaidé

Mais, pour le patron de l'UDI, "Il manque deux choses" dans l'accord sur l'emploi.

"Pour que cela marche bien, il faudrait un vrai financement du chômage partiel. Les Allemands, c'est 5 milliards par an, dix fois plus que nous", a-t-il dit.

"Et, deuxièmement, il faut faire le ménage dans la formation professionnelle française. Vous avez les régions, l'Etat, les chambres de commerce, les chambres des métiers...et, il n'y a aucune agence de pilotage général. Là est la grande réforme à laquelle les partenaires sociaux doivent s'associer", a-t-il jugé.

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