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Dépêches AFP

Accord UE/Mercosur: la France opposée au projet en raison de la déforestation


La France reste opposée au projet actuel d'accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, a indiqué vendredi le gouvernement en pointant le problème "majeur" de la déforestation, après la publication d'un rapport critique sur les risques environnementaux.

Le gouvernement français formule trois "exigences" pour poursuivre les négociations avec ces pays (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), dont l'indispensable respect de l'Accord de Paris sur le climat et l'alignement des importations sur les normes sanitaires et environnementales fixées par l'UE.

"Le projet d'accord n'a aucune disposition permettant de discipliner les pratiques des pays du Mercosur en matière de lutte contre la déforestation. Ça, c'est le manque majeur de cet accord et c'est la raison principale qui fait que en l'état, les autorités françaises s'opposent au projet d'accord", a affirmé le gouvernement à la presse.

Au-delà, la France regrette "le manque d'ambition" en matière d'environnement, alors que les écologistes demandent l'abandon du projet.

Cette annonce intervient après la remise au Premier ministre Jean Castex d'un rapport jugeant sévèrement ce projet d'accord commercial, estimant qu'il est une "occasion manquée pour l'UE d'utiliser son pouvoir de négociation pour obtenir des garanties solides répondant aux attentes environnementales, sanitaires et plus généralement sociétales de ses concitoyens".

Ce rapport de 184 pages dont l'AFP a pris connaissance jeudi, évalue notamment l'impact de la déforestation en Amazonie résultant d'une hausse de la production de viande bovine.

Signé à l'été 2019, l'accord commercial, qui doit être ratifié par les parlements nationaux, a déjà été rejeté par deux parlements sous la forme actuelle. La chancelière allemande Angela Merkel a, pour la première fois le 21 août, émis de "sérieux doutes" à son sujet, emboîtant le pas au président français Emmanuel Macron qui avait menacé de ne pas ratifier l'accord si le gouvernement brésilien ne prenait pas les mesures nécessaires pour protéger la plus grande forêt tropicale du monde.

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