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Dépêches AFP

Ascoval: l'Etat et British Steel ont débloqué des fonds, la reprise "se fera" (Le Maire)


Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a assuré mercredi que la reprise d'Ascoval par British Steel aurait bien lieu, l'Etat et le groupe britannique ayant selon lui débloqué des fonds promis dans le dossier de l'aciérie en difficulté.

"British Steel tiendra ses engagements, l'Etat français tiendra ses engagements vis à vis d'Ascoval, et la reprise d'Ascoval par British Steel se fera", a déclaré M. Le Maire lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, répondant à Fabien Roussel (PCF, Nord).

M. Le Maire a indiqué qu'il avait "décidé aujourd'hui (mercredi, NDLR) le déblocage des 15 millions d'euros de prêt pour Ascoval" et que "British Steel a débloqué aujourd'hui les 5 millions d'euros qu'il s'était engagé à débloquer également".

Interrogé par la suite sur la radio RTL, M. Le Maire a précisé que British Steel avait aussi signé un "prêt d'actionnaires de 40 millions d'euros", qui "sont à la disposition d'Ascoval". "C'était le deuxième engagement qu'avait pris British Steel", a rappelé le ministre.

"Les collectivités locales qui doivent apporter 12 millions d'euros m'ont garanti qu'elles tiendraient aussi leurs engagements", a-t-il ajouté.

"Je peux vous garantir que chaque jour, avec vous, avec les élus locaux, avec les représentants syndicaux, nous suivrons attentivement l'aciérie d'Ascoval pour lui permettre de se redresser", a déclaré M. Le Maire à l'Assemblée.

Le sidérurgiste britannique British Steel avait annoncé mardi mener des discussions afin d'obtenir un soutien financier, la presse britannique évoquant même le risque d'une faillite, tout en promettant de mener à bien la reprise de l'aciériste Ascoval.

M. Le Maire a souligné que British Steel était "un fleuron sidérurgique britannique" qui emploie près de 5.000 personnes. "Je n'ai pas d'inquiétude majeure", a-t-il dit.

"Quand on regarde la situation (...) de tous les groupes sidérurgiques, les difficultés sont partout. C'est le marché de l'acier qui est devenu très difficile", a-t-il ajouté.

M. Le Maire a indiqué qu'il avait appelé le ministre britannique des entreprises Greg Clark pour "s'assurer que la Grande-Bretagne serait aussi en soutien de British Steel". "Je l'ai alerté et je n'ai pas d'inquiétude. Cette reprise se fera", a-t-il dit.

Dans le contexte de la campagne des élections européennes, Bruno Le Maire a par ailleurs affirmé devant les députés que "la sortie de l'Union européenne est une impasse industrielle, économique et politique" et que "rester dans l'Union européenne, c'est la meilleure protection pour l'industrie française".

M. Le Maire a pris l'exemple de British Steel qui "a vu en un an ses commandes s'effondrer" en raison du Brexit, parce que ses "clients se disent qu'ils ne vont plus bénéficier (...) des mesures de sauvegarde que l'Union européenne a mises en place pour protéger le marché européen contre le risque de surcapacité de l'acier".

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