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Dépêches AFP

Assurance chômage: les "intermittents de l'emploi" veulent être reçus au ministère du Travail


Les "intermittents de l'emploi", comprenant notamment des collectifs de précaires de la restauration fortement touchés par la crise du coronavirus, demandent à être reçus au ministère du Travail et veulent l'abandon de la réforme de l'assurance chômage, ont-ils annoncé mardi.

Ces collectifs et associations, tels que celui des précaires hôtellerie restauration événementiel (CPHR), le collectif national des travailleurs privés d'emploi et précaires (MNCP) ou encore le collectif "Luttons pour ne pas mourir", ont signé un "manifeste pour une réforme de l'assurance chômage" et veulent un "débat national" sur ce thème, ont-ils expliqué au cours d'une conférence de presse.

Ils devaient se rassembler mardi après-midi devant le ministère du Travail.

"Je vis sur mes économies, certains sont retournés vivre chez leurs parents, d'autres sont au RSA", a témoigné Yolanda Arrondo, guide conférencière au cours de ce point presse, auquel ont participé plusieurs députés, dont des élus PCF comme Elsa Faucillon ou Marie-George Buffet. Marie Le Nestour, directrice logistique dans l'évènementiel, est passé de "70 heures par semaine à 0 heure" et là, elle "brûle ses allocations" pour vivre. Elle fait partie du collectif "les free-lances de l'évènementiel".

"On considère ceux qui jouent du Tchekhov, et on méprise ceux qui sont au service des autres, même parfois à leur service", a déploré Samuel Churin, comédien, en référence aux extras employés dans les administrations ou les collectivités. Il a réclamé que soient pris en compte les quelque 2 millions de personnes qui ont une activité réduite et se trouvent parfois classées dans les catégories B et C de Pôle emploi.

"Comme le dit Jeanne Balibar (actrice qui s'est beaucoup impliquée sur le sujet, notamment par des vidéos pendant le confinement, NDLR), +le plus grand mépris c'est le silence+", a-t-il ajouté.

Pour M. Churin, le président de la République a promis uniquement aux intermittents du spectacle que leurs droits seraient "prolongés d'une année", au-delà des six mois où leur activité aura été "impossible ou très dégradée", c'est-à-dire "jusqu'à fin août 2021".

Actuellement, le gouvernement réfléchit à une adaptation des règles de l'assurance chômage et pourrait revenir sur le durcissement de l'ouverture de droits (six mois de travail sur les 24 derniers depuis le 1er novembre contre quatre sur 28 avant). Le 2e volet de la réforme qui durcit le calcul de l'allocation pour les travailleurs précaires, alternant contrats courts et périodes de chômage, a été reporté du 1er avril au 1er septembre.

Outre l'abandon total de la réforme en cours (dont le 1er volet est entré en vigueur le 1er novembre 2019), ces collectifs réclament "une année blanche pour tous les intermittents de l'emploi", ainsi que la création d'une "annexe adaptée aux travailleurs en emplois discontinus".

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