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Dépêches AFP

Assurance chômage: le projet de bonus-malus inquiète le patronat dans l'hôtellerie


La réforme de l'assurance-chômage, qui comprendra un système de bonus-malus dans les principaux secteurs d'activité utilisant le plus les contrats courts, inquiète particulièrement le patronat dans l'hôtellerie, qui utilise notamment beaucoup de salariés en "extras".

"Nous demandons que le statut d'extra soit sécurisé et précisé pour éviter qu'il y ait des abus. Et qu'à partir du moment où l'extra et l'entreprise respectent ce statut, ils soient exonérés du malus", a réclamé jeudi à l'AFP Didier Chenet, président du groupement patronal des indépendants de l'hôtellerie-restauration, le GNI.

"Les extras, qui viennent assurer une prestation d'une journée, et non remplacer du personnel, représentent la grande majorité des cas du secteur. Ce sont des gens qui ont fait un choix de vie et ils n'en changeront pas", ajoute-t-il.

Le principe du bonus-malus est de faire varier le taux de cotisation d'assurance chômage d'une entreprise en fonction de son taux de rupture de contrats donnant lieu à inscription à Pôle emploi. L'objectif est de pénaliser les entreprises qui abusent des CDD courts et font financer les creux de leur activité par l'assurance chômage.

Un sujet qui hérisse le patronat et sur lequel ont buté les négociations entre partenaires sociaux.

Actuellement les cotisations sont de 4,05% et la fourchette du futur bonus-malus n'a pas été précisée.

"Nous sommes en compétition avec des traiteurs anglais, allemands, belges, autrichiens... qui représentent 50% du secteur en France et opèrent déjà avec des salaires inférieurs. Si on y rajoute un malus, nous aurons une perte d'activité (...) et des emplois seront menacés", craint M. Chenet.

Les secteurs ayant le plus recours aux contrats courts (CDD de moins d'un mois) sont notamment l'hôtellerie-restauration, l'hébergement médico-social, la santé et l'action sociale, les enquêtes d'opinion, l'audiovisuel, les arts et spectacles.

La réforme de l'assurance chômage, dont les détails seront annoncés le 18 juin, inclura aussi "une dégressivité de l'indemnisation pour les salariés qui perçoivent les salaires les plus élevés", a précisé le Premier ministre Edouard Philippe mercredi, lors de sa déclaration de politique générale.

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