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Dépêches AFP

Aval de l'Assemblée pour confier des missions d'enseignement aux "pions"


L'Assemblée nationale a donné vendredi son aval au "pré-recrutement" d'enseignants parmi les assistants d'éducation (ex-"pions"), un dispositif "éminemment social" selon le ministre Jean-Michel Blanquer, mais vu par la gauche comme une "précarisation".

L'article adopté lors de l'examen en première lecture du projet de loi "pour une école de la confiance" entend permettre que certains assistants d'éducation se préparant aux concours de recrutement d'enseignants pourront exercer "de manière progressive et dans une perspective de préprofessionnalisation, des fonctions pédagogiques, d'enseignement ou d'éducation".

Ils seront rémunérés pour cela dès leur deuxième année de licence.

Si Frédéric Reiss (LR) s'est dit "plutôt favorable" à cette mesure qui "enclenchera sans doute des envies de rentrer dans le métier", les trois groupes de gauche ont réclamé en vain sa suppression.

Sabine Rubin (LFI) a critiqué le "recours de plus en plus fréquent à des contractuels pour des missions éducatives".

Pour Elsa Faucillon (PCF), il existe une probabilité de "précarisation" du métier en confiant des classes à ces futurs enseignants et un risque qu'ils viennent "constituer des brigades de remplacement".

Michèle Victory (PS) a aussi estimé que cela revenait à créer "un vivier pour gérer la pénurie".

La corapporteure Fannette Charvier (LREM) a admis qu'elle s'était posée "les mêmes questions au départ", mais a assuré avoir été totalement convaincue par le dispositif qui "amène un facteur d'attractivité" principalement pour les jeunes aux revenus modestes.

Le ministre Jean-Michel Blanquer y a vu "un des plus beaux dispositifs de la loi".

"Mettons-nous à la place d'un étudiant qui va rentrer en deuxième année, on est tout simplement en train de lui dire qu'il pourra toucher 700 euros par mois" en étudiant et en ayant "un début d'expérience dans des établissements".

Dénonçant des "caricatures" sur cet article, il a assuré que "nous n'avons jamais dit qu'un étudiant de deuxième année remplacerait un professeur absent".

Il a vanté un dispositif "éminemment social" qui permettra à des "étudiants défavorisés de devenir professeurs". A la rentrée prochaine, 1.500 étudiants devraient être concernés, l'objectif étant "ensuite de monter en puissance jusqu'à 3.000 étudiants par an", a indiqué le ministre.

Auparavant, les députés avaient voté d'autres dispositions liées à la formation des enseignants.

Via des amendements LREM et LR ils ont notamment prévu que les futurs instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation (Inspé) devront organiser des formations de sensibilisation aux enjeux de la scolarisation des élèves à haut potentiel (ou précoces), un ajout "bienvenu" selon le ministre.

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