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Dépêches AFP

GE Belfort: Le Maire demande au groupe américain d'améliorer "très significativement" son plan


Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a demandé à la direction du groupe General Electric (GE) "d'améliorer très significativement" son plan de restructuration des activités héritées d'Alstom dans l'énergie, a indiqué Bercy mercredi.

M. Le Maire a présidé mercredi le comité de suivi des engagements pris par GE en 2014 dans le cadre du rachat des activités d'Alstom dans l'énergie.

A l'issue de ce comité, il a estimé que "le plan de restructuration envisagé entraînerait la rupture des engagements pris par GE s'il était mené à son terme sans modification", indique le ministère de l'Economie dans un communiqué.

GE a réagi en assurant travailler à une amélioration de son projet.

Le groupe américain "travaille sur les mesures possibles pour adapter le projet de réorganisation en cours, tout en permettant de recouvrer durablement la compétitivité de l'activité gaz du site de Belfort dans un marché très dégradé", a déclaré le groupe dans une réaction écrite.

Les engagements qui pourraient être rompus, selon le ministre, portent "notamment sur le maintien à Belfort des centres de décision pré-existants liés aux turbines à gaz 50 Hz", dans plusieurs domaines (la supervision des activités commerciales, la stratégie de chaîne d'approvisionnement, les activités de R&D).

M. Le Maire a donc demandé au groupe "d'améliorer très significativement" son plan de restructuration pour "garantir dans la durée la tenue des engagements".

Le ministre a ajouté qu'il s'entretiendrait prochainement avec le PDG de GE, Lawrence Culp, "afin d'obtenir de sa part les évolutions nécessaires du plan".

"Nous sommes satisfaits que l'Etat ait constaté le non-respect de l'accord et qu'il mette la pression sur GE", a réagi Philippe Petitcolin, délégué syndical CFE-CGC.

"Mais si le projet de GE évolue à la marge, on ira pas le négocier", a-t-il prévenu.

"On note que Bercy monte d'un cran. On acte que l'accord (de 2014) n'a pas été respecté", relève Francis Fontana, délégué Sud.

Le géant industriel américain a annoncé fin mai son intention de supprimer près de 1.050 postes en France, dont pratiquement 800 dans l'entité turbines à gaz de Belfort, la moitié de ses effectifs.

Lors d'un déplacement la semaine dernière à Strasbourg, M. Le Maire avait déclaré qu'il entendait "obtenir de la part de GE qu'il poursuivra(it) son activité sur les turbines à gaz" à Belfort et vouloir d'autres garanties "sur la diversification du site de production de Belfort.

La direction de GE a en outre appelé les instances représentatives du personnel, qui selon elle sont "absentes jusqu'à présent", à "engager rapidement les négociations", avant la fin de la procédure le 21 octobre.

L'accord d'acquisition du pôle énergie d'Alstom par GE, pris en novembre 2014, prévoyait que l'industriel américain crée mille emplois et maintienne l'essentiel des activités de turbines à gaz, ainsi que le centre de décision mondiale de cette activité, sur le site belfortain.

Mais le groupe américain n'a pas respecté ses engagements en matière d'emploi et des pénalités lui ont été infligées.

sbo-as-dsa/cam

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