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Dépêches AFP

Les collaborateurs des députés disent à leur tour leur "ras-le-bol"


Les collaborateurs des députés ont dit jeudi à leur tour, au travers de leurs syndicats, leur "ras-le-bol" des conditions de travail, et réclamé "justice et équité".

"Nous alertons depuis des mois les représentants des députés-employeurs sur le profond malaise qui touche nos collègues, on ne compte plus les fins de contrats anticipées, les burn-out ou les cas de harcèlement moral", souligne une intersyndicale CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, SNCP-FO, Solidaires et Unsa dans un communiqué.

En outre, "le bureau de l'Assemblée nationale et le collège des questeurs [députés chargés de la gestion de l'institution] ont décidé unilatéralement, sans même une concertation avec les députés-employeurs, une série de mesures nous concernant et qui mettent le feu aux poudres".

Les questeurs ont décidé de permettre aux députés de rémunérer leurs stagiaires et apprentis avec l'enveloppe dédiée à la rémunération de leurs collaborateurs professionnels. De plus, il est désormais possible pour les députés de reporter d'une année à l'autre le reliquat d'enveloppe non utilisé, au détriment des collaborateurs, selon leurs représentants.

Par ailleurs, le bureau de l'Assemblée, plus haute instance collégiale, a autorisé récemment la prise en charge des frais de transport, de repas et d'hébergement des "collaborateurs bénévoles", sur l'avance mensuelle pour frais de mandat des députés. Les syndicats s'inquiètent de ces "collaborateurs bénévoles", catégorie qui n'existait pas jusqu'alors.

"A l'exact opposé des efforts de transparence entrepris pour clarifier le métier de collaborateur parlementaire et lui donner un statut juridique, l'Assemblée replonge dans les travers de +l'ancien monde+", critique l'intersyndicale, pointant le "retour des tours de passe-passe et des arrangements, pourtant dénoncés il y a encore quelques mois".

En pleine crise des "gilets jaunes", "l'urgence" est selon les syndicats à "un vrai dialogue social et à la concertation (...) comme demandé depuis des mois, pour régler les nombreux sujets en suspens tels que les milliers d'heures supplémentaires qui ne sont ni déclarées, ni payées, ni compensées".

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