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Dépêches AFP

Directive UE sur le salaire minimum: les dirigeants de cinq syndicats écrivent à Borne


Les numéros uns de cinq organisations syndicales françaises invitent la ministre du Travail Élisabeth Borne à soutenir leurs propositions d'"améliorations nécessaires" d'une directive de la Commission européenne sur le salaire minimum, dans un courrier dont l'AFP a obtenu copie vendredi.

La Commission européenne a présenté le 28 octobre une proposition de directive sur le salaire minimum adéquat dans l'Union européenne, sans toutefois fixer une rémunération minimum, revendication centrale de syndicats et partis de gauche.

Si "une telle directive devrait être un instrument très utile pour combattre les écarts de salaires entre pays européens qui favorisent le moins disant social", "certaines améliorations semblent nécessaires", estiment dans le courrier daté du 5 novembre Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT), Yves Veyrier (Force ouvrière), Cyril Chabanier (CFTC) et Laurent Escure (Unsa).

Parmi ces améliorations, proposées sous forme d'amendements par la Confédération européenne des syndicats (CES), il y a l'établissement d'un seuil en dessous duquel les salaires minimums légaux ne devraient pas tomber, soit "au minimum à 60% du salaire médian brut et à 50% du salaire moyen brut".

"Les plans d'action nationaux, visant à promouvoir la négociation collective, doivent garantir le respect du droit à la négociation collective et lutter contre les pratiques antisyndicales", proposent aussi les responsables.

Les employeurs, qui refusent de négocier avec les syndicats doivent être "exclus des marchés publics et d'autres financements européens comme la PAC et les fonds de relance".

"Qu'il soit mis fin à l'exclusion de certaines catégories de travailleurs de la protection du salaire minimum légal, comme les travailleurs domestiques et les jeunes, et qu'il soit interdit aux employeurs d'effectuer des déductions sur les salaires minimums légaux", demandent-ils, "comptant sur le soutien" de la ministre.

La mise en oeuvre de cette directive sur des salaires minimums en Europe "ne doit pas être l'occasion de diminuer ou geler le niveau du Smic actuel en France".

La directive prévoit des règles contraignantes pour les 21 pays de l'Union européennes déjà dotés d'un salaire minimum afin de favoriser leur augmentation, mais ne fixe pas de seuil minimum européen uniforme et n'oblige pas à introduire un salaire minimum dans les six pays qui n'en disposent pas (Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie, Suède).

L'exercice d'harmonisation est d'autant plus difficile que les salaires minimaux varient grandement au sein de l'UE, allant de 312 euros en Bulgarie, à 2.142 euros au Luxembourg.

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