En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus
Twitter Youtube

Dépêches AFP

Education: Pisa, mode d'emploi


La très attendue enquête Pisa, que l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiera mardi, sonde tous les trois ans les performances des systèmes éducatifs et sert de référence aux gouvernements pour justifier des politiques parfois très différentes.

- Que mesure Pisa? -

Ce Programme international pour le suivi des acquis des élèves évalue depuis 2000 les connaissances et compétences des élèves de 15 ans.

Trois domaines sont passés au crible: compréhension de l'écrit, culture mathématique et culture scientifique. A chaque édition, un de ces trois domaines, dit "dominante", est plus amplement développé. Ce sera la compréhension de l'écrit pour l'édition 2018, qu'on pourra comparer à celle de 2009 et 2000.

Soixante-dix pour cent de l'ensemble des questions portent sur la majeure et 30% sur les deux mineures.

Pisa inclut aussi un questionnaire sur l'environnement familial, socioculturel et scolaire des élèves.

- Qui participe? -

Les exercices ont été soumis en mai 2018 à 600.000 jeunes de 79 pays et territoires, échantillon représentant 32 millions d'élèves de 15 ans.

Il s'agit d'un échantillon tiré au sort mais parmi des établissements privés et publics, de manière à obtenir un échantillon représentatif.

En France, 6.300 élèves, dans 252 écoles, y ont participé.

La plupart des élèves sont scolarisés en seconde (63% en générale, 14% en seconde professionnelle), les autres sont en avance, en première générale et technologique (3,1%) ou en retard, en troisième (16,3%), ou encore en quatrième (0,5%).

Plusieurs pays ou territoires supplémentaires ont rejoint l'étude 2018: l'Arabie saoudite, le Belarus, la Bosnie-Herzégovine, le Brunéi Darussalam, le Maroc, les Philippines, l'Ukraine.

- A quoi ressemblent les tests?

Pour réussir, les jeunes devaient montrer qu'ils étaient capables de "comprendre et utiliser des textes écrits, mais aussi réfléchir à leur propos et s'y engager".

Il s'agit d'évaluer "la capacité des élèves à utiliser leurs connaissances dans des situations de la vie quotidienne, et à analyser, raisonner et communiquer de manière efficace", souligne Thierry Rocher, chef du bureau des évaluations des élèves à la Depp, la division des statistiques du ministère de l'Éducation nationale.

Les questions sont sous forme de QCM mais aussi ouvertes à réponse courte et construite. L'évaluation se fait sur ordinateur depuis 2015.

Les épreuves durent 3h30: 2h de test et 1h30 de questionnaire sur le climat scolaire, leur environnement social, familial...

- Qui sont les bons élèves? -

Pisa a dans un premier temps consacré les pays nordiques comme bons élèves, Finlande en tête. Quand le nombre de participants s'est élargi, plusieurs villes ou pays asiatiques comme Shanghaï ont brillé. L'Allemagne a, elle, opéré un redressement spectaculaire, dit "choc Pisa", grâce à des réformes engagées après un résultat décevant lors de l'édition 2000.

- Et la France? -

La France se situait dans la moyenne de l'OCDE dans la dernière édition. Mais Pisa souligne surtout le poids de l'origine sociale des élèves sur leur destin scolaire. C'est en France qu'il est le plus marqué parmi les pays de l'OCDE, un phénomène qui s'est en outre aggravé depuis la première édition en 2000.

- Pisa, bilan de quel gouvernement? -

En France, il sera trop tôt pour lire dans Pisa un bilan des réformes éducatives entreprises sous Emmanuel Macron: les élèves qui ont passé ces tests en 2018 sont nés en 2002 et n'ont donc pas connu le dédoublement des classes de CP et de CE1 en réseau d'éducation prioritaire (REP), mesure-phare du ministre actuel de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

En revanche, ils ont connu la refonte du collège et des programmes scolaires du CP à la troisième, lancée sous François Hollande à la rentrée scolaire 2016.

Retour

Un an avec le Groupe Alpha c'est :

400 matinées-débat

7 300 participants

110 salons professionnels

420 000 visites sur les sites du groupe

12 000 abonnés sur les réseaux sociaux