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Dépêches AFP

Enarque, sarkozyste et élu du "monde rural": cinq choses à savoir sur Jean Castex


C'est un énarque "qui sait compter", un proche de Nicolas Sarkozy, élu local du Sud et du "monde rural", et le chef d'orchestre du déconfinement : voici cinq choses à savoir sur Jean Castex, nommé Premier ministre vendredi.

ENA et Cour des comptes

Jean Castex est un produit de la haute administration, élève de la promotion Victor Hugo de l'ENA (1989-1991), aux côtés de Frédéric Salat-Baroux, l'ancien secrétaire général de l'Elysée et gendre de Jacques Chirac.

Après l'ENA, il rejoint la Cour des comptes, puis enchaîne les postes dans l'administration, à la tête de la direction des hôpitaux puis directeur de cabinet de Xavier Bertrand, un proche, au ministère de la Santé (2006-2007) et du Travail (2007-2008).

"C'est un grand commis de l'État et en plus c'est un conseiller maître à la Cour des comptes, ça veut dire qu'il sait compter. Et on a intérêt à avoir quelqu'un qui sait compter les milliards" face à la crise du Covid-19, souligne sur France Info Camille Pascal, qui a collaboré avec lui à l'Elysée pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Sarkozyste

Fin 2010, Jean Castex devient conseiller des affaires sociales du président Nicolas Sarkozy. Son prédécesseur Raymond Soubie dit au JDD l'avoir convaincu de prendre le poste "au dessert", lors d'un déjeuner à l'Elysée.

Ce père de quatre enfants monte ensuite en grade en février 2011, en devenant secrétaire général adjoint de l'Elysée. Une fonction qu'occupera plus tard Emmanuel Macron, mais cette fois sous François Hollande.

A l'époque Macron collabore avec un autre secrétaire général adjoint, Nicolas Revel, celui là même qui a été choisi comme directeur de cabinet de... Jean Castex.

La proximité avec Nicolas Sarkozy demeure. Après sa nomination, il a appelé l'ancien président, selon plusieurs médias. Mais il a rendu sa carte du parti LR, qui a reçu vendredi matin un courrier où il demande de "retirer son adhésion".

"Politiquement, je suis de droite et je l'assume parfaitement", soulignait Jean Castex à la fin des années 2000.

Elu local

Jean Castex, 55 ans, était maire de Prades, une ville de 6.000 habitants des Pyrénées-Orientales, où il vient d'être largement réélu, à plus de 75% des voix.

Avant la passation de pouvoir avec Edouard Philippe, c'est d'ailleurs sur le site internet de sa commune qu'il a réagi à sa nomination en soulignant "l'expérience acquise en tant que maire".

Lors de la passation, Jean Castex a insisté sur son profil d'élu local du "Sud" et du "monde rural".

Il est l'auteur d'un livre sur "la ligne de chemin de fer de Perpignan à Villefranche-de-Conflent" et son éditeur, Talaia Perpignan, le dit "passionné d'histoire"

Son grand-père Marc Castex était sénateur du Gers et maire de Vic-Fezensac.

Jean Castex n'a jamais été parlementaire ni ministre.

JO-2024

Avant d'être chargé du déconfinement, Jean Castex était le M. Jeux Olympiques 2024 du gouvernement, comme délégué interministériel, une mission où de nombreux acteurs de terrain saluent son action.

Le Premier ministre est donc décrit comme un "Monsieur Sport", même si avant de prendre ce poste JO en 2017, il aurait, selon Le Monde, confié au Président Macron : "Je vous préviens, j'y connais rien au sport".

Le président socialiste du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, a souligné vendredi avoir eu de "bonnes relations personnelles" avec Jean Castex sur ce dossier des JO, où le 93 est en première ligne: "Ce qui est assez agréable, c'est sa capacité à entretenir des bonnes relations personnelles, mettre les sujets sur la table en toute clarté", a dit cet élu PS sur BFMTV.

M. Déconfinement

Il avait été désigné le 6 avril pour coordonner la stratégie nationale de déconfinement.

Avec sa "task force" de 18 collaborateurs, il a défendu une doctrine prudente pour la sortie de crise et on le disait très présent à Matignon et très interventionniste auprès des ministères.

Durant la passation, Jean Castex a insisté avec gravité "sur la crise sanitaire qui n'est malheureusement pas terminée. La crise économique et sociale, elle, est déjà là", a-t-il aussi martelé.

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