Dépêches AFP
L'Etat demande à un groupe belge de rembourser des aides à la reprise d'entreprises
L'Etat a décidé d'exiger le remboursement d'1,4 million d'euros d'aides versées à un groupe belge qui avait repris deux usines dans l'Oise, faute d'avoir tenu ses engagements en matière d'emploi et de maintien de l'activité, a annoncé mardi la préfecture de l'Oise.
Le groupe belge Punch Metals International (PMI) avait repris en juillet 2012 l'ancienne usine Still de Montataire (Oise) qui fabriquait des chariots élévateurs. Il s'était engagé à maintenir au moins 65 salariés dans un premier temps. PMI avait repris auparavant l'entreprise Juy à Crépy-en-Valois (Oise), qui emploie 120 personnes dans la fabrication de pièces, notamment pour Caterpillar.
"Il a été acté que les engagements pris par M. (Guido)Dumarey, président de PMI, à l'égard des pouvoirs publics à savoir maintien des 120 emplois chez Juy et poursuite de l'activité sur le site de Montataire n'étaient pas respectés", a indiqué la préfecture dans un communiqué.
"Dans ces conditions, le ministère du redressement productif a décidé dexiger le remboursement immédiat des aides déjà versées à PMI, au titre de laide à la réindustrialisation (ARI) et au titre du prêt pour la revitalisation des territoires (PRT)", a annoncé la préfecture lors d'une réunion mardi, en présence notamment des élus locaux et des représentants des salariés des deux sites.
Quelque 1,4 million d'euros avaient déjà été versés, selon la sous-préfète de Senlis Martine Juston, jointe par l'AFP.
La direction de PMI n'était pas joignable dans l'immédiat.
Les salariés ex-Still, qui fabriquaient des chariots élévateurs, avaient brièvement séquestré leurs anciens patrons en septembre 2011.
La direction de PMI avait annoncé la semaine dernière la fin de la période d'essai des 65 salariés restants, qui doivent être réintégrés au plan social de l'ancien propriétaire, l'allemand Kion. Ce plan concerne désormais l'ensemble des 257 personnes qui travaillaient dans l'usine (187 CDI et 70 intérimaires).
L'usine Juy, à Crépy, a été placée en redressement judiciaire en février par le tribunal de commerce de Compiègne, qui doit rendre une décision le 13 mars.
Les ex-Still espèrent désormais la tenue rapide d'une table ronde à Paris au ministère du Redressement productif.
Joint par l'AFP, le maire de Montataire, Jean-Pierre Bosino (PCF), s'est étonné que l'Etat ait laissé PMI reprendre en janvier l'usine General Motors à Strasbourg, qui emploie quelque 1.000 personnes.



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