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Dépêches AFP

Fonction publique: vifs débats à l'Assemblée sur les contractuels


"Affaiblissement" du statut, "brèche ouverte", voire "République des copains": la gauche est montée au créneau jeudi à l'Assemblée pour dénoncer le recours accru aux contractuels dans la fonction publique, face à une majorité défendant la réforme comme "une chance".

Les socialistes ont lancé la charge en cherchant à inscrire dans le texte porté par Olivier Dussopt, secrétaire d'État, que le recrutement de contractuels ne devait pas "entraver" le parcours des fonctionnaires.

"Avec ce projet de loi, le gouvernement ne supprime certes pas le statut, mais il en réduit d'évidence fortement l'attractivité", a affirmé Boris Vallaud (PS).

La rapporteure Émilie Chalas (LREM) a répondu que le recours aux contrats n'est pas une "menace", mais une "chance et une opportunité" pour moderniser la fonction publique et "répondre aux besoins et aux enjeux des employeurs publics".

M. Dussopt a, lui, réaffirmé que le "principe" de l'occupation des emplois permanents par des titulaires n'était pas remis en cause, et que les contractuels ont les mêmes droits et devoirs que les autres agents.

Mais pour la cheffe de file des socialistes, Valérie Rabault, le texte revient à ce qu'il n'y ait "plus aucun intérêt à passer un concours", ce qui est "très grave".

"La brèche est ouverte et je vous souhaite bonne chance pour gérer une fonction publique à deux vitesses" entre ceux ayant passé un concours et les autres, qui noueraient "des liens privilégiés avec des élus influents", a renchéri Hervé Saulignac (PS).

La rapporteure a dénoncé des propos "insupportables" et Cendra Motin (LREM) jugé "déplacé" de "stigmatiser" les contractuels.

Comme d'autres, dont Pierre Dharréville (PCF), Ugo Bernalicis (LFI) a réclamé une évaluation du nombre de contractuels attendus.

Il a accusé la majorité de vouloir la "+Benalla-isation+ de la société", avec comme logique de mettre "sur des missions régaliennes un type qui passait par là", sous statut contractuel.

Et le député d'ajouter: "c'est les copains que vous voulez mettre aux manettes!", c'est la "République des copains".

Quant à Olivier Marleix (LR), il a estimé que le gouvernement n'a pas réfléchi aux missions "où le recours aux contrats pourrait être utile", utilisant une "technique de mitage du statut".

Auparavant, les députés s'étaient penchés sur les commissions paritaires administratives. L'occasion pour M. Bernalicis d'un exercice d'imitation de Nicolas Sarkozy. Imitant la voix de l'ex-président, il a lancé à M. Dussopt (ex-PS): "c'est assez extraordinaire pour un socialiste d'aller plus loin que ce que j'ai pu faire"...

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