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Dépêches AFP

Fret SNCF: 200 nouvelles suppressions d'emplois, annoncées au CSE


La direction de Fret SNCF, le transport ferroviaire de marchandises, a annoncé au Comité social et environnemental (CSE) de l'entreprise des mesures qui aboutiront à la suppression de 200 emplois supplémentaires, ont indiqué jeudi les élus dans un communiqué.

La direction a fait savoir "sa volonté de se séparer des trafics peu rentables, et son ambition de réaliser des économies supplémentaires sur les frais de structures, ce sont ainsi 200 emplois de cheminots des fonctions support qui vont disparaître, s'ajoutant aux 1.500 autres suppressions prévues d'ici 2021 et affectant tous les métiers", précisent-ils.

Selon les élus, les effectifs actuels de Fret SNCF sont de 5.200 personnes. Les nouvelles suppressions d'emplois sont prévues pour la fin de l'année ou le début de 2020.

"Ces décisions arbitraires, déconnectées de toute stratégie de sauvegarde et de reconquête, constituent un véritable non-sens environnemental et social, pour une entreprise qui affirme vouloir apporter sa contribution à sauver la planète et mettre l'humain au coeur de son organisation", accusent-ils.

Lors du CSE, la direction a par ailleurs annoncé que le chiffre d'affaires était en retrait de 6% sur les prévisions, et que la marge opérationnelle affichait un écart en négatif de plus de 10 millions d'euros par rapport aux mêmes prévisions, "malgré les économies réalisées sur l'énergie, les péages, les charges du personnel".

Selon les élus, cette marge opérationnelle "atteindrait certainement les 110 millions d'euros en négatif au lieu des moins 88 inscrite au budget", et Fret SNCF "pourrait perdre près de 60 millions d'euros à fin décembre, soit l'équivalent de 2.400 trains ou 120.000 camions". Ces marchandises, affirment-ils, "vont principalement à la route et non aux concurrents ferroviaires".

En juin, ces élus avaient dénoncé la nouvelle organisation de leur activité et sa filialisation à partir du 1er janvier 2020 qui, selon eux, annoncent "sa disparition". "La réforme ferroviaire de 2018 et la loi d'orientation des mobilités de 2019 brillent par leur incapacité à faire du transport ferroviaire de marchandises un sujet majeur", avaient-ils accusé.

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