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Dépêches AFP

La Garantie jeunes a un "impact significatif" sur l'emploi des précaires (étude)


La Garantie jeunes a "un impact significatif" sur le taux d'emploi durable de ses bénéficiaires, un effet qui dure dans les mois qui suivent la sortie de ce dispositif d'accompagnement des jeunes en situation de précarité, selon une évaluation publiée mercredi par le ministère du Travail.

Expérimentée à partir de la fin 2013 et généralisée début 2017, la Garantie jeunes propose une allocation mensuelle (d'un montant maximal de 484 euros) et un accompagnement renforcé en mission locale pendant un an aux jeunes de 16 à 25 ans qui ne sont "ni en emploi ni en études ni en formation" et "en situation de précarité financière".

Outre les bases de données des missions locales, les auteurs de cette étude, publiée dans la revue "Travail et emploi" du ministère du Travail, se sont appuyés sur un panel de plus de 6.000 jeunes entrés dans le dispositif entre juin et décembre 2014 et qui ont été ensuite interrogés à trois reprises, en moyenne 11, 17 et 22 mois après.

Par rapport aux jeunes qui n'ont pas suivi le dispositif, les chercheurs concluent à "un effet significatif sur le taux d'emploi": + 9,9 points à la première interrogation (avec un taux d'emploi de 29,9%), + 14,9 points à la deuxième (à 32,3%) et + 11,4 points à la troisième (à 38,9%).

Cet impact différentiel "affecte en outre essentiellement l'emploi durable", et très peu l'emploi de moins de six mois ou les contrats aidés. "Les jeunes étant moins dans l'urgence grâce à l'allocation, ils ont davantage le temps de trouver un emploi de qualité", expliquent les chercheurs.

Par ailleurs, la moitié des jeunes déclarent que leur situation financière s'est améliorée et un tiers qu'elle s'est maintenue. La part de ceux qui sont titulaires du permis de conduire passe de 38% au moment de la première interrogation à 48% un an plus tard.

L'étude confirme également que les bénéficiaires "sont un public fragile qui a connu des trajectoires heurtées".

Âgés de 21 ans en moyenne, 30% ont arrêté leurs études initiales au collège ou avant la dernière année de CAP-BEP (contre 6% de l'ensemble des 16-25 ans) et moins de 2% ont un niveau bac +2 (contre 44%).

Ils sont plus souvent en rupture avec leur famille que les jeunes de leur classe d'âge, notamment avec leur père. Un quart d'entre eux a déjà connu dans sa vie des difficultés de logement importantes.

A la fin 2017, le dispositif avait bénéficié à 178.000 jeunes depuis son lancement et le gouvernement affiche un objectif de 100.000 bénéficiaires par an d'ici 2022.

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