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Dépêches AFP

Le groupe Orchestra menacé par un redressement judiciaire


Le groupe Orchestra-Prémaman, spécialisé dans le prêt-à-porter enfantin et les articles de puériculture, se dirige vers un redressement judiciaire, selon un communiqué de l'entreprise mardi soir.

Sous procédure de sauvegarde depuis septembre, et à ce titre sous le contrôle d'administrateurs judiciaires, Orchestra-Prémaman envisage de "solliciter la conversion à court terme de sa procédure de sauvegarde en une procédure de redressement judiciaire, afin de protéger son activité", précise ce communiqué.

Dès lundi soir, dans un mail aux salariés, le PDG de l'entreprise, Pierre Mestre, avait évoqué cette évolution vers un redressement judiciaire, après un CSE extraordinaire de l'entreprise à son siège de Saint-Aunès (Hérault), en précisant que le groupe allait lancer "très prochainement un processus d'appel d'offres pour la reprise de l'activité et des actifs d'Orchestra-Prémaman SA".

Un nouveau CSE se tiendra lundi pour que les instances représentatives du personnel formulent leur avis sur ce projet.

Créée en 1995, cette ex-success story, aujourd'hui en grandes difficultés financières, emploie 2.900 salariés dans le monde.

"Cette évolution procédurale de la situation d'Orchestra est principalement liée aux conséquences financières de la fermeture totale de notre réseau mondial depuis maintenant une quinzaine de jours, à cause (...) du virus Covid 19 et de la mise en confinement des populations", a indiqué Pierre Mestre.

Le 17 février, un mois avant le début du confinement en France, Orchestra-Prémaman avait annoncé la suppression de 600 postes, soit 20% de ses effectifs. 125 fermetures de magasins seraient programmées, sur un parc de 534 points de vente.

Interrogé par l'AFP, un représentant du personnel a concédé que Pierre Mestre avait "réussi une belle entreprise", tout en pointant des erreurs: "Quand l'entreprise réalisait 600 millions d'euros de chiffre d'affaires, il a visé le milliard, alors qu'il fallait plutôt consolider les positions", a-t-il ajouté, en estimant que "le revers de l'acquisition de l'Américain Destination Maternity a fait mal".

L'autre erreur stratégique, toujours selon ce représentant du personnel, serait "un manque d'investissement dans le e-commerce". Sur la forme, il a regretté "un manque total de communication interne".

Sur les neuf premiers mois (de mars à novembre 2019) de l'exercice en cours, clôturé fin mars, le chiffre d'affaires de l'entreprise s'est élevé à 436,8 millions d'euros, en très légère hausse (+0,7 %) par rapport à la même période sur l'année précédente.

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