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Dépêches AFP

Martinez (CGT): les précaires, "principales victimes" de la réforme des retraites


Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a considéré mardi que "les précaires" seraient "les principales victimes" de la réforme des retraites parce que "petit boulot, petit salaire" ne donneront droit qu'à une "très petite retraite".

"Ceux qui vont être les principales victimes de cette réforme", ce seront "les précaires, les intérimaires, qui n'auront pas une carrière complète" car "au lieu de se baser sur les 25 meilleures années", ce seront "toutes les années" qui seront comptabilisées, a déclaré M. Martinez sur France Inter.

Mais "la majorité des jeunes qui commencent par des temps partiels, les femmes qui commencent par de la précarité, de l'intérim", tous ceux qui connaissent "un début de carrière haché" le verront inclus "dans la période de référence", donc "petit boulot, petit salaire, très petite retraite", a critiqué M. Martinez.

Le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, dévoile jeudi ses préconisations pour le futur "système universel" promis par Emmanuel Macron.

Communiquer sur le maintien de l'âge légal de départ à 62 ans, "c'est vraiment nous prendre pour des imbéciles. C'est nous dire +on ne change rien mais si vous voulez manger avec votre pension de retraite, il va falloir travailler deux ans de plus+", a estimé M. Martinez, alors que M. Delevoye pourrait proposer un "âge d'équilibre" à 64 ans.

"Bien sûr qu'il faut faire quelque chose" pour financer les retraites, a-t-il reconnu, en proposant de "remettre des cotisations sociales - pas des charges - à toutes ces grandes entreprises qui (en) sont exonérées". Et "il faut créer des emplois", "augmenter les salaires" pour faire croître les cotisations.

Jugeant "déjà catastrophique le projet" de M. Delevoye, M. Martinez craint que "le gouvernement n'en remette une petite louche".

Concernant la réforme de l'assurance chômage, le responsable de la CGT a dénoncé la recherche d'"économies sur le dos des chômeurs", alors que "seulement 43% des chômeurs sont indemnisés, avec en moyenne 1.000 euros par mois".

"Est-ce qu'avec 1.000 euros par mois on est un privilégié?" a-t-il demandé.

Interrogé sur le bonus-malus sur les contrats courts, M. Martinez a jugé que "du bonus les grandes entreprises en ont déjà beaucoup", tandis que "le niveau de taxation du malus n'est pas suffisant".

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