En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus
Twitter Youtube

Dépêches AFP

Menaces sur l'emploi au haras du Pin


Le "Versailles du cheval", le haras national du Pin, est inquiet pour son avenir alors que trois quarts des emplois sont menacés de suppression, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Sans ces 21 postes que l'Etat ne veut plus financer à partir de 2022, "il n'y a plus de haras. Cela ne peut plus fonctionner", explique à l'AFP Christophe de Balorre, président DVD du département de l'Orne et de l'établissement public via lequel Etat et collectivités gèrent le haras.

"Il y a quelque chose de scandaleux (...) quand on veut parler comme le fait le gouvernement matin, midi et soir de préoccupations du monde rural", s'indigne de son côté le président de la Normandie (Centristes) Hervé Morin.

Les agents ont reçu en décembre un courrier d'une entreprise mandatée par l'Etat pour les aider à se reclasser, selon les élus.

"Cela inquiète beaucoup les collègues", indique à l'AFP la directrice du haras, Séréna Poucet, mais "il n'est pas question de rayer le haras de la carte. La question est comment on finance ces postes".

Dans un courrier à Matignon, MM. Morin et de Balorre ont averti que les collectivités "n'assumeront pas les décisions de l'Etat relatives à la mise en place d'un +plan social+". Les élus demandent au ministère de l'Agriculture de "réintégrer" ces 21 postes qui "doivent sortir des effectifs de l'Institut français du cheval (IFCE)".

Interrogé par l'AFP, l'IFCE a renvoyé vers le ministère de l'Agriculture qui n'a pas donné suite.

Les élus dénoncent "la lente agonie du haras national du Pin" tout en rappelant qu'il "contribue au rayonnement de l'équitation française dans le monde".

Environ 120.000 personnes viennent au haras chaque année, selon Mme Poucet. Le "Versailles du cheval" a "des besoins d'investissements gigantesques", selon M. Morin. Le département et la Région investissent chacun un million d'euros par an, selon M. de Balorre.

Le plan de 50 millions d'euros d'investissement par an sur dix ans, annoncé en 2015 a pris du retard, selon le haras.

Depuis la privatisation entre 2011 et 2013 de l'activité historique des haras nationaux, la reproduction des chevaux, le haras se tourne vers le tourisme, les compétitions, la formation.

Depuis 2015, le haras est sous contrôle conjoint de l'Etat et des collectivités locales (majoritaires) via l' établissement public national. Il était auparavant propriété à 100% de l'Etat.

Classé monument historique, ce haras du XVIIIe siècle est situé sur 1.100 ha d'herbage de réputation internationale pour l'élevage des chevaux.

Retour

Un an avec le Groupe Alpha c'est :

400 matinées-débat

7 300 participants

110 salons professionnels

420 000 visites sur les sites du groupe

12 000 abonnés sur les réseaux sociaux