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Dépêches AFP

Militants CGT qualifiés de "terroristes" : Gattaz relaxé de diffamation


Le tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé jeudi le président du Medef, Pierre Gattaz, poursuivi pour diffamation pour avoir comparé des militants CGT à des "terroristes" et des "voyous" durant le conflit sur la loi travail.

Le tribunal a notamment considéré que les propos de Pierre Gattaz n'étaient "pas suffisamment précis pour constituer une diffamation", a détaillé à l'AFP Maëlle Auché, du cabinet JDS Avocats, qui représente la CGT.

Le procureur Loïc Pageot avait requis la condamnation du président du Medef, sans toutefois préconiser de peine. "Assimiler des syndicalistes à des voyous et des terroristes, dans le contexte actuel, en France, est quelque chose qui n'est pas digne et n'a pas sa place dans le débat social", avait-il estimé lors de l'audience en décembre.

La CGT, qui avait assigné en justice le "patron des patrons", lui réclamait 10.000 euros de dommages et intérêts.

Dans un entretien au Monde fin mai, alors que la fronde contre la loi El Khomri s'apprêtait à entrer dans son quatrième mois, Pierre Gattaz avait appelé le gouvernement à "ne pas céder au chantage, aux violences, à l'intimidation, à la terreur", ajoutant que c'est "visiblement (...) la conception du dialogue social" de la CGT.

"Faire respecter l'Etat de droit, c'est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes ne bloquent pas tout le pays", avait-il déclaré.

Lors de l'audience, l'un des avocats du syndicat Emmanuel Gayat avait déploré que le mot "terroriste" "soit accolé à une organisation de salariés, dans un contexte d'état d'urgence, alors que tout le monde sait ce qu'est un terroriste aujourd'hui".

Me Jean Veil, l'un des avocats du prévenu, avait affirmé que "l'intention de M. Gattaz n'était évidemment pas de comparer les militants CGT à des jihadistes".

Les propos de Pierre Gattaz dans Le Monde avaient suscité une avalanche de réactions indignées, dans la classe syndicale comme politique. Le "patron des patrons" était lui-même revenu sur ses déclarations, reconnaissant que "le mot terroriste était inadapté dans ce contexte".

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