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Dépêches AFP

Le contrôle des chômeurs ne sera pas "bureaucratique" mais "humain" (Pénicaud)


Le contrôle des chômeurs effectué par Pôle emploi, dont la ministre du Travail Muriel Pénicaud a annoncé lundi la réforme ne sera pas "bureaucratique" mais "humain" car il tiendra compte "de la situation" de chaque personne, a-t-elle assuré mardi.

Interrogée au micro d'Europe 1, la ministre s'exprimait plus précisément sur la notion d'"offre raisonnable d'emploi", que le gouvernement propose de ne plus définir strictement, comme elle l'était dans le code du travail, mais de déterminer individuellement en concertation entre le demandeur d'emploi et son conseiller.

Aujourd'hui, "on a une règle qui est générale. Résultat: elle est quasiment inapplicable", a fait valoir la ministre.

"Si une femme est seule avec trois enfants, qu'elle doit +poser+ son enfant à la crèche le matin, on ne peut pas lui dire, vous auriez dû accepter un emploi qui était incompatible", a cité en exemple Mme Pénicaud.

Ce que le gouvernement souhaite instaurer n'est "pas du contrôle bureaucratique" mais un contrôle "humain", a-t-elle expliqué. "On tient compte de la situation de la personne, des bassins d'emploi", a argumenté la ministre, estimant qu'il était "normal" d'effectuer des contrôles pour "tout système" mettant en jeu de "l'argent mutualisé", afin que celui-ci soit "efficace".

La ministre a toutefois reconnu que seule "une toute petite minorité" de demandeurs d'emploi refuse des offres qui correspondent pourtant à "ce qu'ils ont cherché" ou "ne cherchent pas" du tout d'emploi.

Les contrôles portant sur la recherche effective d'emploi devraient à l'avenir se faire au travers d'un "journal de bord" numérique, où les demandeurs d'emploi renseigneront tous les mois leurs actes de recherche. Le dispositif sera d'abord expérimenté dans deux ou trois régions.

Ainsi, les rendez-vous entre le demandeur d'emploi et son conseiller porteront moins sur "du compte-rendu" des recherches, et permettront de libérer du temps pour "du conseil plus personnalisé", a expliqué Muriel Pénicaud.

Le fait de refuser une offre raisonnable d'emploi ou l'insuffisance de recherche d'emploi seront désormais passibles de suspension d'allocations pendant un mois la première fois, deux mois la deuxième fois et quatre mois la troisième fois. Au deuxième et troisième manquement, l'allocation ne sera pas seulement suspendue mais définitivement amputée.

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