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Dépêches AFP

Des pistes pour réformer le syndicalisme en entreprise


La CFDT, l'Unsa et Terra Nova, think thank classé à gauche, ont vanté jeudi les "effets positifs" du syndicalisme en entreprise face aux "antiennes du populisme anti-syndical", tout en listant des pistes pour le réformer.

Dans un document intitulé "Une feuille de route réformiste pour les années qui viennent", ils mettent en avant les "bonnes raisons de plaider pour le développement du fait syndical en entreprise".

En premier lieu, ils évoquent "les effets positifs sur les salaires"; "la diminution des inégalités et différences de rémunération entre hommes et femmes" ou "la diminution du taux de fréquence" et "de gravité des accidents du travail".

Ils présentent également le dialogue social comme moyen de régulation des conflits et facteur de compétitivité pour l'entreprise, "à rebours des déclarations excessives et des postures idéologiques".

La CFDT, l'Unsa et Terra Nova en profitent pour répondre à des "antiennes du populisme anti-syndical", comme le fait que les syndicats ne soient pas "représentatifs".

"Non seulement les syndicats ne comptent pas moins d'adhérents que beaucoup d'autres structures de la société civile organisée, à commencer par les partis politiques (la CGT ou la CFDT ont trois à quatre fois plus d'adhérents que LR ou le PS) mais leur représentativité se mesure aussi à la participation des salariés aux élections professionnelles".

Ils soulignent ainsi que lors du dernier cycle des élections professionnelles, 62,2% des salariés avaient participé au scrutin, "soit plus que ce que l'on observe dans la plupart des scrutins politiques à l'exception de la présidentielle".

Parmi les pistes pour étendre la présence syndicale en entreprise, ils mettent sur la table des mesures qui ne font pas l'unanimité dans le monde syndical, comme la mise en place du chèque syndical. Ce dispositif, proposé par Benoît Hamon et Emmanuel Macron, est décrié par la quasi totalité des autres syndicats (FO, CGT, CFTC...).

Autre mesure clivante proposée: le développement du "syndicalisme de services", auquel est opposée la CGT par exemple, et qui lie certains acquis sociaux (assurance chômage, formation) à l'adhésion à un syndicat.

En outre, ils proposent que les organisations syndicales fassent "la lumière sur le mode de calcul de leur nombre d'adhérents si souvent mis en doute par leurs détracteurs" ou encore que le droit à l'oubli sur internet soit possible pour les militants syndicaux et salariés qui ont fait l'objet d'une restructuration conflictuelle.

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