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Dépêches AFP

Prime exceptionnelle: "encore beaucoup de choses à préciser" (Berger)


"Il y a encore beaucoup de choses à préciser" sur la prime exceptionnelle évoquée par Emmanuel Macron, qui devrait être entièrement nette d'impôts, a estimé jeudi le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, à la sortie d'une réunion au ministère du Travail.

Réunis - à l'exception de la CGT - pendant deux heures autour des ministres Muriel Pénicaud (Travail) et Bruno Le Maire (Economie), les partenaires sociaux sont sortis sans beaucoup de précisions.

"J'ai redit que la question des salaires c'était la question de la rémunération dans les branches et dans les entreprises, qu'il fallait tenir les promesses qui avaient été données, que les salariés étaient en attente d'une prime de 1.000 euros", a lancé M. Berger en sortant.

"C'est flou sur la façon dont ça va se construire, c'est au gouvernement de le construire et d'assumer les promesses qui ont été faites", a-t-il encore dit. "On a aussi posé des questions sur l'augmentation de 100 euros pour les smicards dont on ne connait pas le mécanisme à l'heure qu'il est", a-t-il ajouté.

FO a dit par la voix d'un de ses responsables, Michel Beaugas, qu'il avait exhorté le gouvernement "à ne pas créer de frustration dans la mise en oeuvre des mesures annoncées du président", indiquant se "méfier" des "effets pervers" de la prime. Il a demandé "une commission de suivi".

Selon François Asselin, président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), "cette prime sera nette de taxes, nette d'impôts, et nette de CSG, CRDS, cela nous a bien été précisé".

Elle pourra être versée si l'entreprise est "prospère" et a du "résultat" et de "la trésorerie". Elle est "optionnelle", "collective" et "a priori nous pourrions la verser jusqu'au mois de mars".

"Beaucoup d'entreprises ne pourront pas les verser", a-t-il prévenu.

Pour le président de l'U2P (artisans, commerçants, professions libérales), Alain Griset, "beaucoup de sujets ont été abordés", alors que la mise en oeuvre des mesures annoncées par le président de la République n'a pas encore été précisée et suscite des interrogations.

"Je pense que dans les 48 heures il y a aura les modalités d'application précises" de la prime, a-t-il dit, évoquant "une limite maximale de 1.000 euros".

"On a essayé de lever au maximum les freins pour qu'aucune entreprise puisse dire +c'est trop compliqué+", a indiqué Philippe Louis, président de la CFTC.

Le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, n'a pas voulu s'exprimer.

Par ailleurs, FO a indiqué qu'elle n'avait pas encore eu de réponse sur la demande de report de la négociation de l'assurance chômage en cours.

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