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Dépêches AFP

Le secteur agricole et alimentaire veut être inclu dans le plan de relance


L'agriculture a besoin d'aides d'urgence pour faire face à la sécheresse "exceptionnelle" et espère aussi être inclue dans le plan de relance de l'économie française pour accélérer la transition climatique et la souveraineté alimentaire du pays, a déclaré mardi la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert.

Pour les aides d'urgence, la FNSEA devrait indiquer vers le 20 août le montant estimé des besoins (aides à la trésorerie, allègement de taxes sur le foncier non bâti, report de cotisations sociales, échelonnements bancaires...) pour compenser les pertes de revenus, a déclaré Madame Lambert sur France Inter.

La sécheresse sur 72 départements, touche "les trois quart" des 450.000 agriculteurs en France, a-t-elle estimé.

La moisson a été mauvaise avec -30% de récolte de blé et -30% en orge, avec aussi des baisses sur le colza et les lentilles, a-t-elle rappelé. "Ceux qui ont des pâtures ont souffert" aussi: les éleveurs n'ont plus d'herbe fraiche pour nourrir leurs animaux, leurs prairies ont été transformées en "paillasson" couleur marron.

Concernant l'investissement, "il y avait déjà une demande de l'agriculture dans le cadre du plan de relance, elle est toujours là" a ajouté la responsable. "Nous avons comptabilisé les besoins à un milliard d'euros", a-t-elle avancé.

Face à un "contexte de climat aussi changeant et de sécheresse et de canicule aussi récurrent", on "ne peut plus faire seulement des pansements, il faut faire quelque chose de structurel" a-t-elle dit en évoquant "le stockage d'eau, les assurances et la recherche".

"Le président de la République a parlé souveraineté alimentaire et on importe aujourd'hui 50% de nos tomates, de nos fraises", a-t-elle noté en demandant les "moyens de produire" en France.

Pendant le confinement "sans pénurie", les agriculteurs "ont été au rendez-vous, les assiettes ont été pleines" a fait valoir Madame Lambert, "mais les filières ont souffert, et il y a aujourd'hui des coûts supplémentaires (de production, NDLR) en raison des gestes barrière, de la distanciation sociale, il y a l'emballage et des coûts qu'il faut assumer".

Le plan de relance de l'économie française, portant sur 100 milliards d'euros, doit être présenté le 25 août par le gouvernement.

Mi-juillet, le Premier ministre Jean Castex en a dévoilé les grandes lignes: 30 milliards fléchés sur la transition écologique, dont une partie se recoupe avec 40 milliards d'euros pour l'industrie, dont le secteur agroalimentaire fait partie.

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