Dépêches AFP
Une Semaine du microcrédit pour sensibiliser à la création d'entreprise
L'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) organise à partir de lundi la huitième Semaine du microcrédit, destinée à faire connaître cette aide à la création d'entreprise pour les chômeurs et les personnes exclues du système bancaire.
Election présidentielle oblige, cette semaine, généralement programmée au mois de juin, a cette année été avancée.
Du 6 au 10 février, l'Adie va tenter de démontrer que "le microcrédit est un outil adapté pour lutter contre le chômage et l'exclusion sociale".
Grâce à des journées porte ouvertes, des forums d'information à Paris et dans les grandes villes de province, et des partenariats avec Pôle Emploi et les chambres de commerce, l'Adie veut faire connaître la microentreprise.
Cette semaine est aussi l'occasion d'informer sur l'accompagnement proposé aux créateurs d'entreprise pour rendre leur société pérenne, souligne la présidente de l'Adie, Catherine Barbaroux.
L'Adie se substitue aux banques en prêtant directement quelques milliers d'euros maximum aux personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique (chômeurs, allocataires des minima sociaux...) pour leur permettre de créer leur entreprise, avec des taux d'intérêt aux alentours de 10%.
Depuis sa création en France en 1989, l'Adie estime avoir financé plus de 100.000 microcrédits générant plus de 100.000 emplois, avec un taux de pérennité des entreprises de 68% après deux ans (59% après trois ans).
En 2011, l'Adie a permis la création de 13.853 emplois, soit un peu moins qu'en 2010 (14.062). "Nous avons fait le pari qu'en période de crise, la création d'entreprise est un vecteur fort de création d'emplois", souligne Catherine Barbaroux.
La semaine du microcrédit doit, selon elle, permettre de sensibiliser "des clients potentiels" et inciter les porteurs de projets à "passer à l'action".
A l'issue d'un colloque organisé jeudi prochain à Paris, l'Adie publiera un livre blanc contenant des propositions concrètes pour les candidats à l'élection présidentielle. "Nous voudrions par exemple pouvoir améliorer la formation professionnelle ou la simplification administrative", note Catherine Barbaroux.
L'Adie n'est pas le seul acteur du microcrédit en France. France Active, par exemple, permet à des "microentrepreneurs" d'accéder aux prêts bancaires en se portant garante. France Initiative accorde des prêts d'honneur à taux zéro permettant de déclencher des prêts bancaires.



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