En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus
Twitter Youtube

Dépêches AFP

Vive inquiétude en Paca face à la suspension des contrats aidés


Des acteurs culturels de Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) ont exprimé leur vive inquiétude mercredi face à la suspension des contrats aidés de l'Etat jusqu'à la fin de l'année dans la région, que la préfecture a justifiée par un épuisement des crédits.

"Le 28 octobre, on a fait cette annonce brutale à de nombreuses structures du monde culturel et de l'insertion sociale. Il y a eu de l'argent en 2008, par millions, pour sauver les banques, et là tout à coup il n'y en a plus pour aider des emplois précaires", a dénoncé Antoine Richard, membre du Syndicat national des arts vivants, lors d'une conférence de presse.

La préfecture a confirmé que "l'Etat avait atteint son objectif avec deux mois d'avance" en Paca quant au nombre de contrats aidés prévus en 2010. Le crédit annuel de 300 millions d'euros ayant été quasiment épuisé sur 10 mois, les contrats devant être signés ou renouvelés d'ici la fin de l'année seront reportés à 2011, à l'exception des plus prioritaires, en l'occurrence ceux des personnes percevant le RSA. Selon la préfecture, la Direccte (direction du Travail) de Paca est en train de recenser les engagements pris pour novembre et décembre, afin d'évaluer sa marge de manoeuvre.

Un collectif réunissant une cinquantaine d'acteurs culturels de la région s'est mis en place début novembre pour tenter d'obtenir une rallonge budgétaire permettant d'honorer la totalité des contrats.

"Car des centaines, voire des milliers de personnes dans la région se retrouvent au chômage du jour au lendemain", a déploré mercredi un membre du Collectif. Les personnes dont le contrat devait être renouvelé subissant une double peine car elles perdent, pendant six mois, leur éligibilité.

Joël Sennavoine, responsable d'une structure d'insertion sociale à Aix-en-Provence, qui a écrit au préfet avec une quinzaine d'employeurs, a souligné que ce gel mettait aussi en péril nombre d'emplois pérennes. "Une interruption de contrat de deux, trois semaines suffit à couler une structure. Or, c'est l'intérêt de l'Etat que d'avoir de moins en moins d'interlocuteurs. Ils se disent qu'en secouant ainsi le tamis, il en tombera toujours quelques uns", a-t-il souligné.

La région Paca n'est pas la seule touchée. Le 9 novembre, Laurent Wauquiez, alors secrétaire d'Etat à l'Emploi, avait reconnu une tension sur l'offre de contrats aidés, victimes de leur succès depuis l'été, mais avait assuré que les engagements de l'Etat pour 2010 seraient tenus, à l'exception d'un décalage d'un mois pour les nouveaux contrats.

Retour

Un an avec le Groupe Alpha c'est :

400 matinées-débat

7 300 participants

110 salons professionnels

420 000 visites sur les sites du groupe

12 000 abonnés sur les réseaux sociaux