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Opinions

La GPEC, outil de transition à l'économie bas carbone

Jeudi 3 mars 2011


La GPEC, outil de transition à l'économie bas carbone

Nos entreprises, notre société, c’est bien connu, ont du mal à anticiper, à préparer les changements. Non par incapacité à prévoir le futur, encore que les conclusions radicalement différentes, en matière d’emploi et de croissance, auxquelles aboutissent des rapports portant sur les suites du Grenelle de l’environnement, montrent que l’exercice n’est pas aisé. C’est la qualité du dialogue entre les acteurs concernés qui fait défaut, au niveau de l’entreprise, des branches, des territoires et, plus largement, de l’espace national et européen. Pourtant le passage à l’économie bas carbone pose de sacrés problèmes dont le traitement exige une concertation bien supérieure à celle que nous connaissons. C’est là que le bât blesse. L’anticipation est, sans aucun doute, un excellent sujet de colloque, au même titre que la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, mais, sur le terrain, les pratiques ne sont pas à la hauteur.

L’étude à laquelle ALPHA a participé pour le compte du MEEDDM a bien montré que l’impact du Grenelle de l’environnement ne peut être durablement favorable qu’avec la mise en œuvre d’une politique industrielle ambitieuse, s’appuyant sur le développement de l’innovation et des compétences. Ce n’est pas acquis, même si la prise de conscience est aujourd’hui bien réelle. Et pour accompagner les effets contrastés sur l’emploi de cette démarche globale, la GPEC est un outil incontournable des mutations et des transitions professionnelles.

Mais cet outil a bien du mal à être utilisé efficacement, malgré l’obligation de négocier dans les entreprises de plus de 300 salariés prévue par la loi de Janvier 2005. Il faut dire que la GPEC a bien souvent servi à préparer, à brève échéance, restructurations et licenciements économiques. Les syndicats sont méfiants et doutent de ses vertus pour sécuriser les parcours professionnels des salariés. Cette « GPEC du pauvre », à de rares exceptions, explique la déception engendrée par une loi pourtant prometteuse.

La transition à l’économie bas carbone peut être l’occasion d’une réhabilitation.

La préservation de l’environnement et le développement durable portent l’exigence d’une GPEC ambitieuse, synonyme d’innovations, d’élévation des qualifications, d’effort soutenu et renouvelé de formation, sur un horizon plus lointain. La croissance verte a impérativement besoin de cette démarche, négociée par les acteurs, pour accompagner les mutations de l’économie. En retour, la GPEC retrouvera ses lettres de noblesse qu’une vision utilitariste et court-termiste, aggravée par la crise, lui a fait perdre.

Pierre FERRACCI

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