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Dépêches AFP

Derrière la petite affaire, une vaste enquête: l'ex-directeur du Samu social de Marseille condamné p


L'ex-directeur du Samu social de Marseille a été condamné mercredi à une amende pour un faux document lié au compte épargne temps d'un salarié de ce service, une affaire qui avait abouti au déclenchement d'une vaste enquête sur le temps de travail des employés municipaux marseillais.

René Giancarli, 70 ans, a été condamné à 8.000 euros d'amende, dont 4.000 avec sursis.

Employé du Samu social depuis 2011 en charge de la surveillance d'un site municipal, Jean-Marc V. avait découvert que bien qu'ayant travaillé pendant deux ans 7 jours sur 7 et 365 jours par an pour la surveillance des lieux, il ne disposait d'aucun jour de congés à prendre. Une demande d'alimentation d'un compte épargne temps datée du 18 janvier 2013 lui avait été fournie mais sa signature avait été falsifiée et était suivie des initiales RG.

Sa plainte déposée en décembre 2014 et l'enquête ouverte dans son sillage avait conduit à la révélation d'un faux système de pointage généralisé au sein du Samu social. Lancées initialement par le parquet de Marseille pour faux, usage, recel et détournement de fonds publics, les investigations ont été reprises à l'automne 2017 par le parquet national financier (PNF) et élargies au temps de travail des employés municipaux de la ville de Marseille.

Le PNF a depuis multiplié les investigations qui ont conduit à l'audition de nombreux cadres de la ville jusqu'à celle durant sept heures du maire (LR) Jean-Claude Gaudin.

René Giancarli, poussé à la retraite après l'éclatement du scandale du Samu social où le temps de travail des salariés était largement inférieur à la durée légale, a reconnu être à l'origine de ce faux document établi sur le compte épargne temps de Jean-Marc V. Absent devant le tribunal, son avocat a expliqué qu'"il ne pensait pas à mal, souhaitant éviter que cet employé ne perde ses jours de congés et pour le protéger dans ses droits".

Le procureur Jean-Pascal, qui avait requis une amende de 10.000 euros, dont 4.000 avec sursis à l'encontre de René Giancarli, a évoqué l'enquête du PNF pour préciser que le tribunal n'avait "à juger qu'une toute petite chose". Il a rappelé que dès 2013, un rapport de la chambre régionale des comptes dénonçait le temps de travail insuffisant des 12.000 agents municipaux marseillais. Un manque à gagner évalué à 10 millions d'euros par an pour le budget municipal, soit 280 équivalents temps plein, avait chiffré la chambre régionale des comptes.

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