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Dépêches AFP

Alstom: le comité de groupe européen retarde son avis sur la fusion avec Siemens


Le comité de groupe européen d'Alstom, qui devait rendre jeudi un avis sur le projet de fusion du constructeur ferroviaire français avec le groupe allemand Siemens, a été suspendu jusqu'au 31 janvier, ont indiqué plusieurs syndicats, dans l'attente notamment de précisions sur la "stratégie".

"Nous n'avons pas eu tous les éléments demandés" pour pouvoir rendre un avis, a déclaré à l'AFP Daniel Dreger, secrétaire adjoint CGT du comité de groupe européen d'Alstom. Les syndicats ont estimé "à l'unanimité que c'était prématuré aujourd'hui (jeudi)", a affirmé Philippe Pillot, délégué syndical central FO Alstom Transport.

L'avis du comité européen est "consultatif", mais "sans cet avis, le processus ne peut pas se poursuivre" et les directions des deux groupes "ne peuvent pas passer à l'étape d'après", retardant notamment la présentation du dossier "aux instances antitrust" de la Commission européenne, a souligné Claude Mandart, délégué syndical central CFE-CGC.

"Les comités centraux d'entreprise d'Alstom, dans chaque pays" où l'industriel est présent, ne pourront "pas rendre leur avis" tant que le comité européen n'aura pas donné le sien, a dit M. Dreger.

Les syndicats ont réclamé cette suspension afin d'obtenir "des précisions sur la stratégie industrielle" du futur ensemble fusionné "et/ou des garanties sur l'emploi et les implantations industrielles" dans tous les pays européens, a expliqué M. Mandart.

Si "un certain nombre de garanties ont déjà été données pour la France et l'Allemagne sur un maintien global de l'emploi et des sites pendant les quatre années qui vont suivre la fusion", prévue fin 2018, "les collègues européens veulent des garanties similaires pour l'ensemble des pays européens", a-t-il ajouté.

"Il faut qu'on ait plus d'éléments pour qu'on puisse émettre un avis", d'autant que le rapport des experts (le cabinet français Secafi et l'allemand Info Institut) mandatés par le comité de groupe "n'a été communiqué que mercredi", a-t-il dit.

M. Pillot a également souligné qu'"il reste beaucoup d'interrogations sur la stratégie menée suite à cette fusion" et "sur les conséquences au niveau organisationnel et bien sûr social".

Annoncée en septembre, la fusion d'Alstom avec les activités mobilité de Siemens doit donner naissance au numéro deux mondial du matériel ferroviaire roulant et au numéro un pour la signalisation ferroviaire, dans un contexte de forte concurrence chinoise.

L'assemblée générale des actionnaires d'Alstom doit approuver la fusion en juillet. Siemens va apporter ses activités ferroviaires et signalisation à Alstom, en échange de la moitié du capital du groupe français, dont il pourra dépasser les 50,5% après quatre ans. Il sera par ailleurs majoritaire au conseil d'administration.

Alstom, qui fabrique notamment le TGV ou des rames de métro, emploie 32.800 salariés, dont 9.000 en France.

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