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Opinions

Conviction pour une Europe Sociale

Monday 20 June 2005


La période récente est marquée, en France et dans d'autres pays de l'UE, par un regain d'intérêt citoyen sur les enjeux européens et sur le sens de la construction européenne après l'élargissement intervenu en 2004. Cette appropriation nouvelle du débat européen porte sur les grands domaines de compétences de l'Union, mais la question sociale focalise de nombreuses prises de position et débats, tout simplement parce qu'elle apparaît comme une dimension déterminante des régulations nécessaires dans une économie globalisée faite d'incertitudes.

L’Europe et sa construction sont sorties du domaine de l’indifférence... pour entrer dans celui de la turbulence. Même si ce n’est pas facile, beaucoup est attendu de ce que répondront les institutions communautaires. Ne laissons pas retomber la passion mais transformons-la en responsabilité constructive.

Le Groupe ALPHA, dans ses interventions multiples, entend bien relever le défi d'un développement significatif du dialogue social à l'échelon européen. Partant de cet objectif certes ambitieux mais décisif, il nous semble qu'il y a urgence dans la période qui s'ouvre à faire avancer cinq dossiers déterminants pour l'Europe sociale.

1. Des comités européens confortés dans leurs attributions
Depuis leur création en 1994, nous accompagnons les représentants des comités européens, y compris auprès des autorités de l’UE, lors des fusions. Ces dix années ont permis de voir ce qui fonctionne et ce qui ne va pas. Bien que les syndicats européens aient fait des propositions en temps utile pour la révision de la directive "Comités européens", l’UE a pris cinq ans de retard pour lancer la procédure. Il est plus que temps !

2. Un dialogue sectoriel renforcé
L’information consultation des CE en cas de restructuration doit être transposée dans l’ensemble des pays de l’UE. La DG Emploi et Affaires sociales s’efforce de promouvoir des outils efficaces de suivi et de traitement des restructurations. Mais cela ne suffit pas : il faut relancer et renforcer le dialogue sectoriel pour anticiper les évolutions et préparer les politiques appropriées. C’est à cette condition que pourront se développer les "formations tout au long de la vie" et se construire les politiques territoriales.

3. Une coordination des politiques industrielle et de recherche, pour l’emploi
Les pays de l’UE souffrent d’un déficit de croissance. Face au triple défi de l’innovation, de la démographie et de la remise en cause du modèle social, il est urgent de promouvoir des politiques industrielles. Nous avons pu constater, lors du colloque que nous avons co-organisé en février dernier avec Confrontations, que cette notion n’était plus taboue, même si – comme l’a rappelé Philippe Herzog – « beaucoup de chemin reste à faire pour la concevoir, trouver les voies d’action appropriées, et beaucoup de divergences sur les partage des responsabilités à prendre ».

4. Une vraie politique de solidarité et de soutien aux pays nouvellement entrés dans l’UE
Le refus d’accompagner l’entrée des nouveaux pays par des politiques budgétaires a conduit à faire reposer le poids du rattrapage sur la mise en concurrence fiscale et sociale. L’ouverture doit s’accompagner de stratégies reposant sur le développement de la qualification et des compétences. Cette approche doit concerner aussi bien les hommes que les territoires. A cette fin, Alpha coopère par exemple avec les représentants de ces nouveaux états membres dans l'organisation et la réalisation de séminaires.

5. Un socle de normes sociales européennes renforcées
Les directives sur le détachement des travailleurs, sur les comités d'entreprise européens ou ayant trait aux restructurations forment un socle qu’il faut renforcer. Il faut que les partenaires sociaux soient présents sur le terrain de la définition des normes "responsabilité sociale des entreprises" et de leur contrôle.


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