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Opinions

L’enjeu du financement de la COP21

Friday 11 December 2015


Compte tenu des inégalités et de l’urgence climatique pour certaines populations (600 000 morts climatiques depuis 1995), la question du financement des actions d’adaptation et d’atténuation des émissions est un nœud gordien dans les négociations. Certains Etats refusent de prendre des engagements tant qu’ils n’auront pas la certitude qu’ils pourront bénéficier d’une aide financière pour se mettre aux nouvelles « normes », voire simplement pour survivre. Du côté des Etats créanciers (ou débiteurs climatiques), on sait que le coût de l’action est certainement moins élevé que celui de l’inaction. Au-delà de cet unanimisme, trois questions demeurent : qui doit payer ? Pour quoi ? Avec quelles sources de financement ?

En 2009, les pays les plus riches s’étaient engagés à verser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour financer la lutte contre les changements climatiques. En 2014, ce montant a été évalué à 61,8 milliards de dollars par l’OCDE, qui a estimé que seulement 16% de ces financements ont servi à l’adaptation (construction de digues, infrastructures, etc.). Les Etats semblent considérer que le futur accord devra prévoir une répartition équitable des financements entre adaptation et atténuation.

Compte tenu des difficultés à parvenir aux 100 milliards de dollars annuels, les pays les plus pauvres (le G77) et la Chine réclament que dans le futur accord, les pays riches s’engagent sur des montants chiffrés qui seraient revus tous les deux ans en fonction des besoins des pays en développement. Ces pays souhaitent également que ces financements proviennent principalement des sources publiques et non de mécanismes risqués d’origine privée (la finance climatique est aussi inventive que la finance traditionnelle). Dans ce domaine, une loupe est nécessaire pour comprendre à quoi s’engagent les Etats. Certains, comme la France, font appel à des subsides publics, mais sous forme de prêts, ce qui n’est pas acceptable pour les pays les plus pauvres.

Le financement des changements climatiques est d’autant plus important que le traumatisme de Copenhague, première CoP de la crise actuelle, est encore dans toutes les mémoires des participants.

 Pour aller plus loin :

Visionnez en vidéo les 3 épisodes de la COP21 en questions par le Groupe Alpha 

Auteur : Natacha SEGUIN - Centre Etudes & Prospective

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