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Opinions

La gouvernance de la CoP

Tuesday 8 December 2015


Les décisions se prennent à l’unanimité ou par consensus. Pourtant, il est compliqué de préserver le multilatéralisme. Le défi dans la CoP est de maintenir tous les Etats autour de la table des négociations et d’éviter que les Etats qui pèsent le plus aient la tentation d’imposer leur point de vue par des négociations bilatérales avec la Présidence ou entre elles (cf. « accord » Chine/Etats-Unis, Etats-Unis/Inde, etc.).

L’autre défi auquel est confronté le système onusien est celui de la revendication des « parties prenantes du climat » d’être prises en compte et de peser dans les négociations. Elles s’appuient pour cela sur l’idée selon laquelle les changements climatiques sont certes des sujets globaux, qui doivent légitimement être portés par la communauté des Etats, mais insistent sur le fait que ce ne sont pas les Etats qui, in fine, mettront en place les politiques d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques. A ce titre, les régions, les entreprises, les travailleurs, les communautés revendiquent une reconnaissance officielle de leur rôle dans les négociations.

L’ONU a accepté un début de reconnaissance de leur rôle à Lima en 2014 en proposant un « Agenda des solutions » que les villes, les entreprises et les régions peuvent apporter.

 

La gouvernance des CoP pose donc plusieurs questions :

 Certaines organisations non gouvernementales parviennent mieux que d’autres à faire entendre officiellement et officieusement leur voix (cf. lobbying des entreprises notamment des secteurs les plus polluants).

 Le cadre onusien, et donc étatique, est-il toujours le plus pertinent pour traiter des sujets globaux, alors même que les Etats pèsent de moins en moins lourd dans la régulation mondiale ?

 Si le cadre onusien est dépassé, quel est celui qui pourrait incarner la défense de l’intérêt général au niveau mondial (cf. débats sur la post modernité) ?

 

 Pour aller plus loin :

Auteur : Natacha SEGUIN - Centre Etudes & Prospective

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