L’éco-anxiété : un enjeu pour les entreprises ?

Depuis le 28 avril 2021, les experts du Groupe ALPHA publient régulièrement une Chronique sur le site d’informations RH, actuEL-RH. Ce mois-ci, retrouvez la chronique intitulée “L’éco-anxiété : un enjeu pour les entreprises ?” signée par Estelle Richard, experte RH au sein de Secafi (Groupe Alpha). Nos plus vifs remerciements à la rédaction d’actuEL-RH pour son accès libre.

Dans cette chronique, Estelle Richard propose des pistes pour mieux prendre en compte l’éco-anxiété dans le cadre du travail :"L’éco-anxiété : un enjeu pour les entreprises ?" Une chronique d'Estelle Richard actuEL-RH

“Jusqu’à présent, le terme d’éco-anxiété renvoyait beaucoup à une dimension individuelle et à la capacité d’agir de chacun face au sentiment d’incertitude lié à l’avenir de la planète. Mais qu’en est-il concrètement de l’approche collective de l’éco-anxiété dans le cadre du travail ? Quelle place pour l’éco-anxiété au sein de l’organisation du travail, de la RSE, du dialogue social ? Quelles préconisations apporter ?

Au-delà des recommandations formulées dans différents rapports institutionnels, la question centrale demeure celle de l’adaptation concrète du travail au dérèglement climatique. Les travaux d’Amandine Michelon et Emmanuel Gastineau (2) montrent en effet que les entreprises doivent transformer les conditions d’exercice du travail, intégrer les contraintes climatiques dans l’organisation, et anticiper les effets du réchauffement sur les métiers, les rythmes, les compétences et les collectifs.

L’introduction d’un temps stratégique de dialogue au CSE, et une information-consultation dédiée aux impacts environnementaux, incluant les questions liées à l’IA, serait, de notre point de vue, plus efficace pour stimuler un réel dialogue au plus près des préoccupations des salariés, qui n’en sont pas moins des citoyens. Il est cependant fort à parier que l’investissement du sujet de l’éco-anxiété va monter en puissance, pas forcément d’ailleurs sous sa seule forme “anxieuse”, mais sous une ambition de créer de nouveaux us et coutumes, permettant, dans le même temps, un enrichissement du dialogue social ainsi qu’une mobilisation des collaborateurs de l’entreprise pour une meilleure performance économique, sociale et environnementale.”

Merci à la rédaction d’actuEL-RH. Cliquez ici pour lire l’intégralité de cette chronique de nos experts.